Homme à pied sur le col
Pendant longtemps la plaine du Rhône fut couverte de marécages et dépourvue de routes ; aussi le peuplement n’a-t-il pu se faire que par les voies d’accès qui relient Saxon à la vallée de Bagne, depuis des temps reculés. Les pierres à écuelles qui auraient servi aux sacrifices païens et que l’on remarque encore au col du Lein indiquent que ce Iieu a été habité depuis une époque lointaine. Par l’étude des crânes que l’on pouvait voir encore ces dernières années dans le caveau de l’ancienne église, Ie professeur Eugène Pittard, de Genève, arrive à la conclusion du peuplement de Saxon par le sud.
Ce savant a trouvé une forte proportion de type brachycéphales qui se classent parmi les Celtes alpins, et offrent des similitudes avec ceux de la vallée de Bagnes. Il est à noter que la population actuelle de Saxon a un autre type crânien que l’ancienne.
En 1798 : 474 habitants dont 30 à Sapinhaut, 11 au Rosé, 14 à Champ-Laurent et 7 à la Giétaz
(extrait de la page 83) (Il n’est pas fait mention de Tovassières, Pré-des-Champs et La Luy)
Allez par monts et par vaux, le contraste retient toute votre attention : vertes prairies, jardins fruitiers, agrestes chalets voisinent avec une nature sauvage. Voici l’Arbarey, habité autrefois pendant toute l’année et qui possédait une école et un marché de blé alimenté par les communes de Ia plaine et où s’approvisionnaient les Entremontants.
(extrait de la page 106)
Homme avec son âne
Animal de monte et de trait, sobre et endurant adapté aux sentiers escarpés.
« Il y a aussi dans la montagne comme dans Ia plaine beaucoup de beaux biens, mais ce qu’il y a de particulier à Sasson (sic), c’est la quantité d’ânes que les Communiers y entretiennent, ainsi que d’ânesses, dont ils se servent pour conduire le fumier dans leurs champs sur les collines dispersées et souvent assez éloignées du village. »
« Il est du reste certain qu’il y a plus d’ânes dans ce village que dans tout le reste du pays. C’est aussi dans cet endroit qu’on va les acheter quand on veut en avoir pour boire le lait d’ânesse contre les maladies, soit pour l’usage domestique, car cet animal ne coûte presque rien et sa ferrure n’est pas coûteuse. »
« Ce village n’est pas exposé à Ia bise ou vent du nord ni à recevoir les vapeurs méphitiques de la plaine ; iI n’est pas malsain comme Riddes ; néanmoins cette Iocalité ne manque pas de crétins ni de goitreux, ce que j’attribue à l’air sans mouvement et peu vif qui ne peut pas jouer vu le grand nombre d’arbres fruitiers dont il est entouré, surtout de noyers »
Plus loin il ajoute : « Ies habitants ne sont ni grands, ni beaux, ni enfin éveillés ; il en est de même du sexe (femmes), à l’exception de la famille de feu le Châtelain Thomas dont la génération entière est grande, belle et forte, ce que j’attribue à la nourriture et à l’éducation et surtout à une bonne descendance. »
Lorsque le coteau était recouvert de champs de blé et que les chemins manquaient, le transport était effectué par les ânes.
Une douzaine de roussins d’Arcadie formaient une « coblaz » (assemblage). Sous la conduite de deux hommes, ils transportaient Ie fumier pour les ménages qui s’étaient associés pour ce travail.
(à retrouver l’archive des marchés de bestiaux de l’Arbarey)
Le roussin d’Arcadie.

Autant vous le dire tout de suite, j’ai un faible pour les ânes.
Souvent dénigrés, souvent bafoués, souvent brocardés,
Trottinant toujours en queue de caravane.
On ne peut pas dire qu’ils soient rois au royaume des équidés !
Un âne n’est pas un cheval et encore moins un chameau
et pourtant que de services rendus à travers les âges !
Certains, bien peu amènes le traitent de bourricot.
Au fil du temps ce pauvre hère a été réduit en esclavage.
Observons le bien, ses oreilles trahissent son état d’esprit.
Bien droites, tout va bien, rabattue vers l’arrière, attention !
Elles vont, elles viennent, aliboron n’est jamais surpris,
l’œil vif, le poil lisse, le jarret nerveux, de couleur unie, sans ostentation.
Son sabot très sûr en fait un authentique tout terrain
aussi à l’aise sur le sable, les cailloux ou les chemins de terre.
Pliant sous la charge il mène tranquillement son train
à petits pas comptés, dans les plaines, les montagnes, les déserts.
Indispensable aux nomades, il ravit les enfants.
Sa patience, sa disponibilité, son courage sont légendaires.
Jamais une plainte, égal à lui-même, toujours partant,
très sobre, se contentant de quelques feuilles broutées sur I ‘itinéraire.
Je connais des écoliers qui subirent I ‘affront du bonnet d’âne,
cela ne les a pas empêché d’occuper plus tard des postes importants.
J’en conclu qu’il est loin d’être l’animal insane
tel que certains le présentent. Loin d’être bête il a du répondant.
Tirer la carriole à longueur de journée n’est pourtant pas une sinécure
mais il s’en accommode sans trop barguigner.
Indispensable, souvent associé à de grandes aventures
qui sans lui n’auraient jamais pu se concrétiser.
J’espère vous avoir convaincu et que dorénavant
son nom ne sera plus jamais synonyme d’imbécilité.
L’avoir réhabilité, lui avoir redonné son rang,
l’avoir propulsé à la place qu’il mérite, lui avoir rendu toute sa dignité !
Homme avec son mulet transportant…
Animal de portage conciliant la force du cheval et le pas assuré de l’âne sur les chemins pentus, seules voies de déplacement.

(Archive privée, photo tirée de « Le mulet valaisan », Simone Collet, Editions Ketty et Alexandre, page 95)

(Les Amis du mulet », bronze d’Edouard Sandoz exposé au sommet de la ville de Sion)
Édouard-Marcel Sandoz, sculpteur figuriste et animalier et peintre d’aquarelles suisse né le 21 mars 1881 à Bâle et mort le 20 mars 1971 à Lausanne.
Le mulet a représenté dans le seul canton du Valais, un cheptel important :
| Années : | 1806 | 1886 | 1906 | 1926 | 1936 | 1941 |
| Nombre : | 2'600 | 2'161 | 2'608 | 2'721 | 2'481 | 2’097 |
En 1943, le Valais compte 2’059 mulets qui représentent près de 70% du cheptel suisse.

Autrefois, le mulet tractait la bossette en plaine
et portait les lourdes pièces de vins, comme ici dans la vallée de Saint-Nicolas.
Transport de la vendange de la vigne en ville de Sion, surplombée par les châteaux de Valère et Tourbillon.
Les distances sont longues.

Le chargement de deux brantes courtes sur le mulet, remplies de la vendange, n’était pas une mince affaire.
Ce travail d’ensemble présageait l’égalité des sexes !

Le mulet est déjà bien chargé ;
le vigneron porte la brante.

Transport de la vendange dans la région de Sion, avec des sacs de bât en cuir que les vignerons des vallées d’Hérens et d’Hérémence utilisaient.

Autrefois, les habitants du Val d’Anniviers remontaient le vin de leurs vignes en plaine du Rhônendans des barrots de 45 litres, tout d’abord chargés sur des chars.
Avant de quitter la plaine pour s’élancer dans la vallée escarpée, il fallait transborder à dos de mulet et emprunter le sentier muletier.

Le raisin, généralement foulé à la vigne, mettait du temps à arriver au pressoir.

Homme sur l’AGRIA

Utilitaire léger, première aide à l’agriculteur et remplaçant du brave mulet dès que les chemins furent entretenus
(M. Jules Dupont, ancien propriétaire de ce bâtiment, conduisait une machine de ce type. Photo à trouver ?)
Homme sur le tracteur

Utilitaire robuste pour le transport des produits agricoles et pour effectuer des travaux divers dans les champs en fonction des machines attelées à la « prise de force »
Camion
Gros véhicule utilitaire pour le transport de toutes sortes de marchandises lourdes avec le développement des routes asphaltées
La route, c’était une autre entreprise. Les véhicules à moteur ne grimpaient pas le sentier et pourtant ils devenaient plus nombreux et nécessaires vu le développement des cultures d’abricotiers dont des camions devraient transporter les fruits au village, pout tout le coteau déjà planté.

(Tiré de « Sapinhaut, une épopée de 35 ans (1924-1959)», par Edouard Morand)
Pour plus lourd, il y avait les mulets que l’on bâtait, propriété de Saxonnains, ou alors des « chargosses » à deux roues ou de grandes luges selon qu’il s’agissait de marchandises à descendre comme le bois ou les abricots ou à monter s’il s’agissait de ravitailler les hauts de la commune.
René Cretton, l’exploitant des carrières de l’Arbarey, descendait chargé de dalles et remontait chargé de personnes qui voulaient économiser leurs jambes !
La police était en bas et ne voyait pas cela. D’ailleurs, le transport était gratuit.
Voiture des années 60
Avènement de l’automobile et démocratisation des voitures individuelles

Bolide de rallye
Passion pour la course et laboratoire expérimental pour la technologie automobile
Le Rallye International du Valais a eu lieu pour la première fois en septembre 1960 dans le cadre du « 1er Comptoir de Martigny ». Son fondateur, Philippe Simonetta, marchand de vin et passionné de rallye (il a participé au fameux Rallye Monte-Carlo) voulait faire découvrir aux pilotes une autre facette de leur sport, la géographie de la région offrant un terrain idéal. Dénommée « Le Rallye du Vin » et soutenue par d’autres négociants en vins valaisans, l’épreuve prend vite de l’ampleur mais reste fidèle à sa philosophie : la découverte de la région et de ses vins.
A partir de 1976, avec l’appui de l’Ecurie 13 Etoiles, l’aspect touristique fait place à une épreuve purement sportive qui accède rapidement à des championnats internationaux. Au nom de « Rallye International du Vin et du Valais » employé de 1981 à 1984, succède celui de « Rallye International du Valais » qui situe géographiquement la manifestation phare du sport automobile helvétique.
Dès 1993 : nouvel Organisateur. Le Rallye International du Valais (RIV), se hisse progressivement au sommet de la hiérarchie des épreuves européennes, obtenant le coefficient 10 en 2000, année d’une première mondiale sur Internet. En 2007 et 2008, il intègre le championnat IRC (Intercontinental Rally Challenge), avant d’être inscrit au Championnat d’Europe des Rallyes, l’antichambre du Championnat du Monde, dont il constitue l’ultime manche depuis 2009, date de son 50e anniversaire.
Des pilotes étrangers de renom y font leurs classes : Per Eklund, Jimmy McRae, Jean Ragnotti, Guy Colsoul, Sepp Haider, Harald Demuth, Patrick Snijers, Robert Droogmans, Bruno Thiry, Freddy Loix, etc. Des vedettes confirmées figurent également sur la liste des engagés : Juha Kankkunen et Jindrich Stolfa, pilote officiel Škoda, en 1996, Janusz Kulig, Champion de Pologne, en 1996 et 2002, Andrea Aghini (1997), Piero Liatti, vainqueur du Rallye Monte-Carlo 1997 (2004), ou encore François Delecour, vice-champion du Monde des rallyes 1993 (2005).
Epreuve internationale comme son nom l’indique, le RIV a souvent été déterminant dans l’attribution de différents titres mais aussi dans l’issue du Championnat Suisse des Rallyes. Enrique García-Ojeda et Nicolas Vouilloz s’y sont respectivement adjugé l’IRC en 2007 et 2008, tandis que les trois éditions suivantes ont été le théâtre du sacre européen de Giandomenico Basso (2009) et de Luca Rossetti (2010-2011).
De nombreux pilotes suisses se sont illustrés sur leurs terres, à commencer par Olivier Burri, vainqueur à huit reprises. Grégoire Hotz, Olivier Gillet, Cyril Henny, Philippe Roux et Christian Jacquillard ont aussi épinglé le RIV à leur palmarès. Quant à Patrick Heintz et Florian Gonon, ils ont coiffé la couronne de Champion suisse à l’occasion de la manche valaisanne, respectivement en 2004 et 2009. Champion de Suisse 2011 après avoir remporté le RIV la même année, Laurent Reuche a récidivé en 2012, s’imposant devant une pléiade de voitures de la catégorie S2000. Les Peugeot 207 ont monopolisé le podium avec Reuche, Gonon et Althaus – ce dernier ayant déjà le titre national 2012 en poche -, tandis que le Belge Pieter Tsjoen faisait sensation en se classant 4e pour la première mondiale de la Citroën DS3 RRC.

Récompensée par le trophée de la meilleure organisation parmi les 12 manches du Championnat d’Europe des Rallyes 2013, la 54e édition a été l’occasion pour un jeune espoir finlandais (22 ans) de briller au sein d’un plateau de 13 S2000. Esapekka Lappi (Škoda Fabia S2000) s’est adjugé le Rallye International du Valais avec une confortable avance sur Olivier Burri (Ford Fiesta RRC), ce dernier contenant les assauts de l’Irlandais Craig Breen (Peugeot 207 S2000).
De nouveau victorieux en 2014, toujours avec Škoda, Lappi faisait un pas supplémentaire vers le titre européen en devançant Breen (Peugeot 208 T16 R5) et une autre Fabia S2000, celle de l’Allemand Sepp Wiegand. Les deux meilleurs Suisses échouaient au pied du podium, Jonathan Hirschi (208 T16) prenant de justesse le meilleur sur Olivier Burri (Ford Fiesta R5).
Après l’arrivée d’une édition 2015 particulièrement réussie, une pénalité reléguait l’Irlandais Craig Breen (Peugeot 208 T16 R5), qui avait dominé ce millésime, à la deuxième place. La coupe du vainqueur revenait donc au Russe Alexey Lukyanuk (Ford Fiesta R5). Breen et Lukyanuk terminaient respectivement 2e et 3e du Championnat d’Europe des Rallyes 2015 dont le RIV était la 10e et dernière manche. Sur la dernière marche du podium, Olivier Burri (Citroën DS3 RRC) devançait l’espoir Suédois Emil Bergkvist, dont la participation avec une 208 T16 R5 constituait la récompense de son titre récemment acquis dans le Championnat d’Europe Junior, et le vétéran local Florian Gonon (Peugeot 207 S2000).
FIN
